Écriture·Carnets·Papeterie

L’intime entre les lignes

« – Pourquoi écris-tu ? »

Voici ce que m’a demandé un ami il y a peu. Lui répondre aurait dû être un jeu d’enfants. La réponse aurait dû m’apparaître instantanément. Limpide. Précise. Mais non. J’ai hésité. Suis restée silencieuse quelques minutes. J’ignorais comment l’expliquer. Comment lui traduire avec exactitude ma pensée. Pourquoi écrit-on au juste ? Pour se dérober à la réalité ? La réécrire, se la réapproprier ? Prétendre à un semblant de notoriété ? A vrai dire, je n’y ai jamais vraiment réfléchi.

carnet_gallimard (4)

Écrire, c’est peut-être ça, pour effectivement laisser une trace, aussi infime soit-elle. Pour échanger lorsque l’on craint le dialogue. Révéler des choses sans avoir à parler. Réunir des solitudes. Panser des blessures. Étonner, surprendre.

L’écriture est mon moteur depuis l’enfance. Eau de source dans laquelle je puise mon énergie, grâce à laquelle j’ai grandi. Les mots m’ont donné un but. La vie a tout de suite pris un peu plus de consistance. C’est devenu viscéral – un besoin vital même, comme boire ou manger. C’est là, enraciné à l’intérieur du corps, et je m’y accroche de toutes mes forces.

carnet_gallimard

Avant de quitter la maison, je glisse toujours un carnet dans mon sac. J’écris partout, dès que l’occasion me le permet. Au parc, à la plage, dans un café. Parfois même dans les bars. L’ambiance ouatée, la lumière tamisée et la musique sont souvent propices aux histoires, malgré l’agitation, les cris, les rires. C’est aussi le moyen de renouer avec l’acte d’écrire, littéralement. Retrouver le plaisir du papier, son odeur. Écrire sans s’interrompre, sans se corriger. Écrire d’un souffle. Déverser sans presque réfléchir les images, les dialogues qui fusent et ne demandent qu’à être enfin capturés.

Les éditions Gallimard ont imaginé une collection de carnets parfaits pour s’exercer, s’essayer à des premiers jets d’écriture. Inspirés de la prestigieuse collection « Blanche », ces cahiers – reconnaissables de part leur couverture ivoire, leur maquette élégante et épurée – reprennent les titres phares du catalogue, avec les plus belles citations d’auteurs. La texture souple du papier accueille aussi bien le crayon que l’encre.

Les étoiles dans l’encrier d’André Salmon, paru en 1952 dans la collection « Blanche », est de loin mon préféré. Poétique et enchanteur, ce titre me rappelle La nuit étoilée de Van Gogh. Le livret s’ouvre sur une citation pleine de douceur et de lumière qui donne envie d’écrire à l’infini.

« L’erreur serait grosse de croire
Que l’on peut vivre hors du monde
Sans aimer, sans manger, sans boire
Plus qu’une étoile vagabonde. »

  • Carnets à rabats
  • Dimensions : 118 x 185 mm
  • Prix : 12,90€
  • 192 pages lignées

Et vous, lequel choisiriez-vous ?

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